Amélioration des conditions de vie des Québécois
LE PARTI QUÉBÉCOIS RÉITÈRE SON DÉSIR DE RAPATRIER
LE RÉGIME D’ASSURANCE-EMPLOI AU QUÉBEC
Saint-Hyacinthe, le mercredi 30 mai 2012 – Émilien Pelletier, député de
Saint-Hyacinthe, et ses collègues du Parti Québécois, Dave Turcotte, député de
Saint-Jean et Bernard Drainville, député de Marie-Victorin, réitèrent la proposition du
Parti Québécois de rapatrier le régime d’assurance-emploi au Québec. « Avec l’annonce
faite par le gouvernement Harper sur le resserrement des critères d’admissibilité à
l’assurance-emploi la semaine dernière, la situation est d’autant plus pressante », a
affirmé d’entrée de jeu le porte-parole de l’opposition officielle en matière d’emploi, de
solidarité sociale et de lutte à la pauvreté, Dave Turcotte.
« Les conséquences de la réforme de l’assurance-emploi toucheront directement la
circonscription de Saint-Hyacinthe, notamment dans le secteur agricole. Les travailleurs
saisonniers et les travailleurs immigrants seront concernés, tout comme leurs
employeurs qui sont d’ailleurs déjà aux prises avec une pénurie de la main d’oeuvre sur
les fermes et dans les champs », s’insurge le député de Saint-Hyacinthe, Émilien
Pelletier. « Il s’agit d’une menace réelle pour l’agriculture du Québec », a ajouté le
député.
« L’assurance-emploi est un programme social qui est nécessaire à la vie de millions de
Québécois. La vaste majorité des salariés et employeurs du Québec paie des
cotisations, mais plusieurs salariés n’y ont pas accès lorsqu’ils deviennent chômeurs.
Pour que ce programme soit conforme aux besoins des gens, pour qu’il joue son rôle
sur les plans humain et économique, il faut remplacer le programme fédéral par un
programme québécois. Un vrai programme d’assurance-emploi qui offrira un traitement
décent, humain et efficace et qui répondra aux besoins propres des chômeurs et des
entreprises du Québec », a déclaré Bernard Drainville, porte-parole en matière d’affaires
intergouvernementales canadiennes.
« À voir l’attitude du gouvernement fédéral, il faut se demander si l'intention inavouée et
inavouable du gouvernement Harper n'est pas de fermer les régions-ressources
québécoises », a ajouté Bernard Drainville.
Selon Dave Turcotte, quelques principes de base guideraient la mise en place d’un
régime québécois d’assurance-emploi. « Un régime québécois serait une véritable
assurance pour les salariés. Il apporterait une solution à la pénurie de main-d’oeuvre
spécialisée et viserait une réduction à long terme des taux de cotisation des employeurs
et des employés et les employeurs en sortiraient gagnants. »
« Nous ne comptions déjà plus les travailleurs payant des cotisations et n’étant même
pas admissibles à l’assurance-emploi. Plusieurs travailleurs saisonniers, des jeunes et
un nombre disproportionné de femmes étaient déjà laissés à eux-mêmes et avec les
nouvelles modalités que s’apprêtent à mettre en place les conservateurs à Ottawa, les
travailleurs seront encore plus nombreux à ne pouvoir se prévaloir de ce régime », a
ajouté le député de Saint-Jean.
Le dédoublement de coûts administratifs que représente le programme
d’assurance-emploi actuellement est énorme. Pour le Québec seulement, ce sont
485 millions de dollars en frais de fonctionnement. En couplant les services de
fonctionnement d’Emploi-Québec et ceux du programme d’assurance-emploi, nous
pourrons ainsi économiser des centaines de millions de dollars qui serviront à payer les
prestations ou à réduire les cotisations. Ce rapatriement de l'assurance-emploi
permettrait de mieux arrimer la formation des travailleurs et les besoins des entreprises.
« Le Parti Québécois propose une solution d’avenir durable et efficace pour les
travailleurs et les employeurs québécois, le tout ayant pour objectif d’améliorer
concrètement la qualité de vie de ces derniers », a ajouté Dave Turcotte.
« Le gouvernement Harper a fait du respect des compétences des provinces un mantra
lors des dernières campagnes électorales. Nous ne voyons pas pourquoi il ne verrait
pas cette proposition comme une occasion de respecter sa parole », a conclu
Bernard Drainville.

